Anbar : Créations Autour De L’ambre Gris

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ANBAR est un projet d’exposition conçu et réalisé par le commissaire d’exposition Giulia Basaglia. Le projet ANBAR nait de la rencontre de deux différents types d’arts et de la collaboration des deux artistes : l’artiste italienne Clelia Tondini et l’apprenti nez français Patrice Revillard.

ANBAR, qui signifie « ambre gris » en arabe ancien, est un projet d’exposition qui retrace l’histoire de l’ambre gris à travers art pictural et représentations olfactives.

L’exposition prend la forme d’un parcours sensoriel traversant les démarches artistiques de deux arts, l’un stimulant l’odorat et l’autre la vue.

Clelia Tondini est une peintre et céramiste milanaise, installée depuis vingt ans en Toscane. En 2001 elle ouvre un atelier dans le centre historique de Cortone où elle crée et vend ses créations.

Patrice Revillard est un apprenti-­‐parfumeur et blogueur sous le nom de « Musque-­‐Moi ! ». Il est aussi co-­‐fondateur de l’Olfactorama, association qui vise à faire reconnaître le parfum comme une forme d’expression artistique et à valoriser son statut d’objet esthétique, culturel et social.

L’exposition propose, à travers le sens olfactif et visuel, un parcours retraçant les étapes majeures de l’histoire de l’ambre gris, de son origine organique et naturelle à sa consommation par l’Homme. Sept thèmes olfactifs illustrant sept étapes de l’histoire de l’ambre gris ont été imaginés par l’apprenti-­‐parfumeur Patrice Revillard. A partir de ces thèmes olfactifs, la peintre Clelia Tondini a créé sept tableaux correspondants.

La première partie de l’exposition, composée par 3 premières étapes, raconte la naissance de l’anbar, en recherchant l’environnement aquatique dans lequel l’ambre gris prend sa forme : L’ambre gris est à l’origine sécrété par la vésicule biliaire du cachalot pour protéger les parois de l’intestin des lésions de becs des calamars dont le cétacé aime se nourrir. Ensuite évacué par l’animal sous forme de morceaux, l’ambre flotte à la surface de l‘eau où le vent, la mer et soleil le travaillent pour enfin s’échouer sur les rivages où ils peuvent être récupérés par l’Homme. L’ambre gris est encore aujourd’hui récupéré pour sa valeur économique significative, bien que son utilisation principale de fixateur dans l’industrie du parfum ait depuis longtemps été supplantée par des substituts synthétiques. Beaucoup compare son odeur à celle de la terre fraîche, du tabac et du cuir.

Par la suite le parcours se déroule en exposant les différents usages de l’ambre gris tout au long de l’histoire, en terminant par ses applications culinaires, existantes encore aujourd’hui :

Dès l’Egypte ancienne, on brûlait des morceaux d’ambre gris, comme de l’encens, pour ses propriétés aromatiques. Pendant la peste, c’était l’ingrédient principal des préparations parfumées à base de musc, civette et benjoin censées éloigner l’infection. L’ambre gris, avec le musc -­‐ généralement associé dans leurs utilisations -­‐ a été crédité de grandes vertus toniques et aphrodisiaques. En effet, les libertins l’utilisaient en comprimés à mâcher pour purifier leur haleine et on raconte que Madame de Pompadour aurait ainsi réussi à séduire Louis XV grâce à l’ambre gris qu’elle utilisait pour ses ablutions intimes. Enfin, l’ambre gris était très réputé pour son parfum et son goût. Le gastronome français Anthelme Brillat Savarin le considérait comme indispensable à la préparation de son chocolat chaud à raison d’un grain par tasse. L’utilisation alimentaire perdura tout au long du XIXe siècle et surtout aux États-­‐Unis pour la préparation de punch et d’autres mélanges alcooliques.

Ainsi, l’exposition vise à établir un lien entre les différentes démarches adoptées par les deux artistes afin de mettre en valeur l’ambre gris -­‐ sans chercher à recréer sa véritable odeur, couleur ou forme-­‐ mais en le valorisant à travers les utilisations que l’Homme en a fait au fil du temps.

Contacts Commissaire d’Exposition: Giulia Basaglia -­‐basaglia.giulia@gmail.com

Peintures: Clelia Tondini

Accords Olfactifs: Patrice Revillard

Commissaire d’Exposition : Giulia Basaglia

Chargée des relations publiques : Eléonore Beurnier

Conception graphique : Viviana Paga

 

 

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