Lika Banshoya

(Lika Banshoya, Untitled, 2014, Digital Print on Fine Art Paper, 50 x 50cm, © Lika Banshoya)

Les arbres se parlent tout bas

Exposition: 18 Decembre 2015 – 17 Janvier 2016

Vernissage: 18 Decembre, 18h – 22h

artéfact project space est ravi de vous présenter Lika Banshoya.

Avoir envie de photographier la nuit et sa capacité à transformer le familier en inconnu. S’interroger sur le sens de cette écriture lumineuse aux racines obscures.

Voyager à nouveau à travers de vagues souvenirs de peur(s) et de vieux rêves d’indicibles ténèbres. Reconnaître l’Angoisse tapie dans les terreurs informes de l’enfance et la peur du noir récemment disparue.

Sortir de la caverne et réaliser que les ombres ne sont que des ombres, que l’angoisse, prenant forme, perd par la même de son pouvoir. Célébrer l’étrangeté à présent merveilleuse du monde, sa beauté mystérieuse révélée par l’acte photographique.

Le titre, tiré du poème Nuit de Victor Hugo évoque sans expliquer est une invite au spectateur à s’immerger dans la noirceur des images et à y projeter librement ses propres pensées.

Diplômée du Centre Iris pour la Photographie (Paris) en 2008, Lika Banshoya pratique la photographie depuis 10 ans. La photographie est pour l’artiste le meilleur moyen d’appréhender le monde et l’humain, que ce soit sous la forme de reportage ou de portrait. Elle poursuit ses recherches artistiques personnelles au gré de ses voyages intérieurs et en 2013 elle a réalisé Oneiroi, une série de portraits oniriques exposée à Paris dans plusieurs galeries et publié sur Slate. En 2014, elle a intégré l’agence Millenium, basée à Londres.

Pour plus d’informations sur Lika Banshoya.

Desiring to photograph the night and its capacity to transform the familiar into the unknown. Questioning the meaning of this lucid writing all the way to its obscure roots.

Traveling once more through vague memories of fear(s) and of old dreams of unspeakable sufferings. Re-encountering the anguish lurking in the unformed terrors of childhood and the fear of the night only recently vanished.

Leaving the cave and realizing that darkness is not only darkness and anguish taking shape, lost in its own power. Celebrating strangeness in the wonderful present of the world, its mysterious beauty awoken by the act of photography.

The title, borrowed from the poem Nuit by Victor Hugo, decidedly evokes an invitation to the spectator to immerse him/herself in the darkness of the images and to freely project onto them his/her own thoughts.

A graduate of the Iris Center for Photography (Paris) in 2008, Lika Banshoya has been practicing photography for 10 years. She uses portraiture and documentary-style photography to better understand human nature and the world around her. Her artistic research manifests itself as a personal journey of self-discovery, evident in her 2013 series Oneiroi, a series of dreamlike portraits exhibited in several Parisian galleries and featured in Slate Magazine. On her latest stride on this journey is a series of nightscape photographs presented in her exhibition at artéfact project space, titled Les arbres se parlent tout bas (Victor Hugo, Nuit). Inspired by the pictorialist movement and expressionist film, this body of work takes the viewer on a journey through blurry memories of fear and old dreams of undefined darkness.

Banshoya is currently living and working in Paris.  For more information visit http://www.lika-banshoya.com .


Text by Banshoya, translation by Jing Yi Teo.