Sabrina Ellmann

Anthropocene or Post-Modernism (Print) - 6

Anthropocene or Postmodernism : whatever you like  |  SABRINA ELLMANN

TOURING INSTALLATION :

artéfact project space, Paris |  23 Avril – 22 May, 2016

Centre Civic Guinardó, Barcelona |  July 2016

***artéfact project space is delighted to present Sabrina Ellmann for her first Paris-based solo show: Anthropocene or Postmodernism: whatever you like. The exhibition comprises a multi-media installation in our project space as well as a limited edition set for sale in our bookshop. The exhibition is open to the public till 22 May, 2016. ***

I N S T A L L A T I O N

 P R I N T +  D R A W I N G + T E X T :    Available in our bookshop. For sales enquiries please contact info@artefact-marais.com

 

 

Anthropocene or Post-Modernism: whatever you like

The concept of the evolution of a New Human has been treated from the perspective of science, politics and religion alike metamorphosing into different ideas, Ideals, ideologies, theories and hypothesis. Some became history, some remain myth. Or shall I say that some are myth and some became history. Whichever way really works best. Anthropocene or Post-Modernism: whatever you like consists of a video and an installation of three structures made out of inorganic material – plastic and wire – and organic material – earth and clay. Far from having a single-sided or even hermetic perspective, the work has been conceived as a game and the process play. While living in New Zealand I was interested in the development of Maori art and their conception of the Eternal Thread and language signification: they call themselves Tangatawhenua – people of the placenta (or land). Weaving is one of the fundamental forms of Maori art and words like intertwined, weave, articulate and interlace brought me to the sense of braiding – and of course, the braid and braiding as a symbol.

“Art is not bare receptivity but involves an activity of internal self-constitution. As a self-articulating activity, art is not primarily concerned with an external object but with itself and its own creative resources. Its knowledge, therefore, is self-knowledge, insofar as it produces objects upon which it sets its own seal and in which it manifests and recognizes itself. (…) Through this self-articulation art becomes something of a creative adventure in which the self brings into being its own self-knowledge. The Ideal is the Idea in sensuous shape, the self-becoming of reflective thought in which thought and sensuous shape conform with each other and converge on an immediate unity. Its object is (art’s) own self-articulation.” –William Desmond, Art and the Absolute.

Ideologies have plowed humanity dogmatising what was once fertile land to become an integral human being into an extended wasteland; continuously being re-cycled within the same sphere of credo. The hebrew-christian gospel has shaped our philosophy and levied our thoughts and feelings funneling them down into an absolute omnipresent divine being, who (paradoxically) made us to his image and resemblance – yet humans perceive themselves as divided undefined and limited beings. Parting from the plasticity of both the idea and the material the work may be resumed as a dynamic interplay, a dialectical balance, a sensual reflection, a rumination of knowledge; where everything is as chanceful as pre-meditated, collapsing the binaries within the very controversy.

WHO

ARE

YOU?

Well, don’t you think you ought to tell me WHO you are first?

Why?

Le concept derrière l’évolution du ‘Nouvel Homme’ a été traité de la perspective de la science, politique et religion de la même manière, en métamorphosant dans les idées, idéaux, idéologies, théories et hypothèses différentes. Quelques uns sont devenus l’histoire, quelques uns restent des mythes. Ou bien dois-je dire que quelques uns sont mythes et quelques uns sont devenus l’histoire. Quelle que soit la façon qui fonctionne vraiment le mieux. L’Anthropocène ou le Postmodernisme: comme vous voulez est constitué d’un vidéo et d’une installation de trois structures faites avec des matériaux non organiques – plastique et fil de fer-  et des matériaux organiques – terre et argile. Loin d’avoir une perspective simple ou hermétique, cette œuvre a été conçue comme un jeu et le processus comme joué. Tout en vivant en Nouvelle Zélande, je me suis intéressée au développement de l’art Maori et leur conception de ‘Fil Éternel’ et la (en plus de) la signification linguistique : Ils s’appellent Tangatawhenua – le peuple du placenta (ou terre).  Le tissage est une des formes fondamentales de l’art Maori et les mots comme entrecroisé, tissage, articuler et entrelacer m’ont amenée au sens du tressage – et bien sur, la tresse et tressage comme un symbole.

«L’art n’est pas la réceptivité brut mais il implique une activité d’autoconstitution interne. Comme une activité auto-exprimant, l’art n’est pas principalement concerné par un objet extérieur, mais avec lui-même et ses propres moyens créatifs. Sa connaissance est donc la connaissance de soi, dans la mesure où il produit des objets sur lesquels elle fixe son propre sceau et dans lequel il se manifeste et se reconnaît. (…) Par cette auto-articulation, l’art devient quelque chose d’une aventure créative dans laquelle le “soi” fait naître sa propre connaissance de soi. L’idéal est l’idée dans la forme sensuelle, l’auto-devenir de la pensée réfléchie où la pensée et la forme sensuelle conforme à l’autre et convergent sur une unité immédiate. Son objet est l’auto- articulation propre (de l’art) . ” -William Desmond, Art and the Absolute. (Traduire par artéfact)

Les idéologies ont labouré l’humanité en dogmatisant ce qui était autrefois des terres fertiles à devenir un être humain intégral dans un terrain vague (en friche) ; en constant recyclage dans le même domaine. L’évangile judéo-chrétienne a façonné notre philosophie et perçu nos pensées et nos sentiments en les canalisant dans un être divin omniprésent absolu, qui (paradoxalement) nous avait créé à son image – mais pourtant les humains se perçoivent comme des êtres indéfinis, limités et divisés. En partant de la plasticité de l’idée et du matériau, l’œuvre peut être repris comme un interaction dynamique, un équilibre dialectique, une réflexion sensuelle, une rumination de la connaissance ; où tout est aussi hasardeux que prémédité, en effondrant les binaires au sein de la même controverse.

 

QUI 

ÉTÉS 

VOUS?

Eh bien, vous ne pensez pas que vous devez me dire QUI vous êtes d’abord? 

Pourquoi?

 

APROPOS

 

BIBLIOGRAPHY