Retour aux Sources : Expo Collective

Retour aux Sources

Sur une proposition de: PAULINE LISOWSKI

avec:

CAROLINE ANTOINE

LAURENCE GOSSART

ANTINEA JIMENA

MAUD LC

MING-CHUN TU

 

ÉVÉNEMENTS | EVENTS:

A l’occasion de l’exposition “Retour aux sources” Caroline Antoine propose une lecture poétique autour de ses dessins exposés.

  • Jeudi, 14 Juin, 19h – 21h: artéfact LATE NIGHT | artéfact NOCTURNE
Exploration : projection de vidéo danse sur peintures amate + Improvisation musicale dans l’exposition collective “Retour aux Sources”
Vidéo-danse : Majo Pérez Castro

Dessins et peintures : Antinea Jimena

Improvisation musicale, percussions: Mirtha Pozzi

2 sessions : 20H et 20H40

 

VERNISSAGE  le 29 MAI de 18H – 21H

Exposition : 25 Mai – 24 Juin 2018

Se promener en forêt, en montagne, dans les prés, est une expérience esthétique qui invite à une attention aux éléments de la nature. Elle offre l’envie de se laisser porter par les sons, l’air ambiant, et rêver. Au gré de parcours, de cueillettes, l’homme curieux, retrouve son âme d’enfant, une connexion avec le végétal et l’animal.

« Quand on marche, on va tout naturellement dans les champs et les bois. Qu’adviendrait-il de nous si nous ne faisions que marcher dans un jardin ou sur une promenade publique » proclame Henry David Thoreau dans Marcher.

Au contact de la nature, l’homme éprouve des émotions fortes, retrouve la conscience de son corps, sa force et sa fragilité. La marche le conduit à méditer, à rêver, à se laisser surprendre par des bruits, des sensations…

Au printemps, la graine germe et dévoile ses premières pousses ; cette naissance suscite l’émerveillement. La nature est riche en ressources et c’est à l’homme d’en prendre soin pour poursuivre son apprentissage de la vie, grandir, se développer. Manger des fruits, des baies, cueillir des fleurs sauvages, ces gestes font surgir des souvenirs, des moments de présence au monde, de liens entre notre corps et l’environnement. artéfact project space, espace convivial, est un lieu de dégustation, de plaisir de sensations, de goûts de thés rares et créations de thés parfumés avec les meilleurs herbes, épices, fruits, etc.

Les artistes révèlent ici les liens qui unissent l’homme à la nature, un flux vital, notre ancrage à la terre. Un choix de dessins, de gravures, de photographies et de sculptures mettent en lumière les mystères que recèlent les milieux naturels. Du paysage au détail sur un élément, de la graine à la racine, des fleurs, des fruits, les œuvres évoqueront un retour à la nature comme source de plaisir et de redécouverte permanente de ses merveilles et bienfaits.

Caroline Antoine, nourrie de sa pratique de paysagiste, mène une recherche sur les relations entre l’homme et son environnement. Elle montre les capacités des végétaux à nous émerveiller et à marquer nos parcours du quotidien. Ses dessins incarnent le mouvement, la circulation, des promenades, une quête de comprendre le monde et au-delà de témoigner, de parler de la nature, fragile, nourricière.

Laurence Gossart observe les plantes, leur comportement, leur croissance, leur forme et développement dans l’espace. De mémoire, elle libère le végétal, devenu cercle en mouvement et la feuille de papier, territoire de promenade. Ses dessins témoignent d’un rythme, d’un souffle, d’un temps long à tracer ces formes circulaires, évocation du cycle de la vie.

Antinea Jimena, imprégnée des relations à la nature dans les régions mésoaméricaines, utilise des couleurs et des papiers naturels pour créer et faire surgir des souvenirs, des moments d’intimité avec les arbres et les végétaux. Ses dessins suggèrent des mouvements, une danse, un territoire qui se recompose, de mémoire. Ils invitent à nous reconnecter à la terre, à l’eau, aux éléments de la nature.

Maud Louvrier-Clerc, artiste et designer développe un travail de recherche sur l’empreinte écologique. Pour l’artiste, l’art et le contact avec la nature participent au développement de chaque individu. Au travers de ses œuvres, elle tente de réconcilier l’inconciliable, de faire cohabiter l’organisé et le chaos, l’homme et la nature, le je et le nous. Ses œuvres sont ici un hommage à la forêt et à ses habitants, animaux et végétaux, un retour sur les terres de son enfance.

Ming-Chun Tu collecte des fragments de végétaux, des feuilles, des graines, des éléments qu’elle façonne pour composer des sculptures, des petits paysages… Ses promenades en forêt la nourrissent de souvenirs, de pensées, sources de création pour ses dessins. Ses œuvres interrogent le rôle des forêts dans la société, leur fréquentation, lieux de promenades, de ressourcement et de plaisirs.

Pauline Lisowski

Image copyright: MING-CHUN TU